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3 stratégies pour se constituer des revenus complémentaires

Finances personnelles

Août 24

revenus complémentaires : la cerise sur le gâteau ?

Votre retraite s’accompagnera très vraisemblablement d’une réduction de vos revenus. En conséquence, vous devrez mettre en place des revenus complémentaires si vous souhaitez maintenir votre niveau de vie.

Dès lors qu’on dispose d’un capital au travers de différents placements, trois options sont possibles pour obtenir des revenus complémentaires à partir de ce capital :

  • profiter du rendement de ses placements,
  • consommer son capital,
  • transformer son capital en rente.

1 – Vivre des revenus de ses placements

Les revenus de vos placements peuvent prendre différentes formes :

  • Revenus de vos placements financiers : il s’agit notamment des dividendes et plus-values d’actions, ainsi que des coupons d’obligations. Ils peuvent être perçus en direct ou au travers d’OPCVM. Les revenus tirés des fonds en euros des contrats d’assurance-vie appartiennent également à cette catégorie de revenus.
  • Revenus de vos placements immobiliers : cette catégorie regroupe entre autre les revenus des SCPI, des locations meublées (BIC) ou des locations nues (revenus fonciers).
  • Revenus de votre épargne bancaire (livret A, compte à terme, PEL …) : même si les rendements de cette épargne s’établissent actuellement à des niveaux particulièrement faibles (le rendement du livret A s’élève à 0,75 % depuis le 1er août 2015), les produits bancaires doivent être signalés car ce sont des placements sans risque.
  • Si les revenus que vous procurent vos placements vous suffisent, vous n’entamerez pas votre capital. Vous pourrez alors le transmettre à vos héritiers.

    Par ailleurs, vous devrez accumuler un capital relativement important si vous envisagez de vivre des intérêts de vos placements sans piocher dans votre capital. Ce capital devra en effet être essentiellement composé d’actifs peu risqués afin d’éviter tout risque de perte en capital et d’assurer ainsi la pérennité des revenus. Or, les placements les moins risqués sont aussi les moins rémunérateurs.

    Vivre des revenus de ses placements représente donc une tâche ardue si vous ne disposez d’aucun capital préexistant. C’est une démarche de long terme qui nécessite d’accumuler un capital relativement important, puisque celui sera investi sur des supports peu risqués et donc peu rémunérateurs.

    2 – Consommer progressivement son capital

    Si votre capital ne produit pas ou plus l’intégralité des revenus complémentaires dont vous avez besoin, vous devrez consommer votre capital. Or, toute consommation de capital s’auto-entretient car la réduction du capital s’accompagne (toutes choses égales par ailleurs) d’une réduction des revenus correspondants. Il est alors nécessaire de piocher de plus en plus dans votre capital pour maintenir un même niveau de revenus complémentaires.

    En conséquence, cette stratégie ne pourra être envisagée qu’à condition que la consommation de capital vise à compenser des écarts temporaires entre le rendement de vos placements et votre rendement cible (celui qui vous permet d’obtenir les revenus complémentaires dont vous avez besoin). Bien menée, elle doit vous permettre de transmettre un capital résiduel à vos héritiers.

    En revanche, cette stratégie n’est pas adaptée en cas de divergence baissière persistante et significative entre le rendement de vos placement et votre rendement cible. Cet écart conduira en effet à une consommation accélérée de votre capital, et à son extinction prématurée. Pour éviter de vous retrouver sans capital et sans revenus complémentaires, vous devrez donc considérer une option alternative : la transformation de votre capital en rente.

    3 – Transformer son capital en rente

    Si vous craignez de consommer intégralement votre capital et de ne plus bénéficier des revenus correspondants, vous devez envisager de sécuriser ces revenus. Afin d’être certain de percevoir des revenus jusqu’à votre décès, vous devez alors renoncer à votre capital en le transformant en rente viagère.

    Qu’est ce qu’une rente viagère ?

    « La rente viagère est une somme d’argent versée, chaque mois ou chaque trimestre, à un bénéficiaire, jusqu’à son décès. En contrepartie, le capital ne peut pas être récupéré, ni être transmis aux héritiers. La rente cesse au décès de son bénéficiaire, excepté si le contrat prévoit la réversion de la rente pour le conjoint ou tout autre bénéficiaire désigné.

    Le montant de la rente dépend notamment de l’espérance de vie moyenne du bénéficiaire au jour de la liquidation de l’épargne, évaluée en fonction de son année de naissance. Elle sera plus faible si elle prévoit une réversion, car dans ce cas, l’assureur prend un « risque » sur deux personnes. La rente viagère est revalorisée tous les ans en fonction des résultats des placements réalisés par l’assureur. »

    source : lafinancepourtous.com

    4 – De la théorie à la pratique

    En pratique, le choix entre ces 3 options dépend du capital accumulé et des revenus complémentaires souhaités.

    Le rapport des revenus complémentaires dont vous avez besoin à votre capital vous permet d’obtenir votre rendement cible.

  • Si le rendement de votre capital est supérieur au rendement cible, alors vous pouvez envisager de vivre des revenus de vos placements. Vous devrez cependant suivre attentivement l’écart entre le rendement de votre capital et le rendement cible. N’hésitez pas à réagir si cet écart conduit à une consommation rapide de votre capital.
  • Si le rendement de votre capital fluctue autour du rendement cible ou lui est légèrement inférieur, vous pouvez piocher dans votre capital pour compléter les revenus de votre capital et obtenir les revenus complémentaires dont vous avez besoin. Vous abandonnerez cependant cette stratégie dès lors qu’elle ne sera plus tenable à long terme.
  • Si le rendement de votre capital est sensiblement inférieur au rendement cible, optez pour une transformation en rente viagère et/ou révisez vos besoins à la baisse. Le risque est grand que vous n’épuisiez votre capital prématurément.

Exemple (simplifié)

Si vous disposez d’un capital de 200 000 euros et que vous voulez des revenus complémentaires de 10 000 euros par an, votre rendement cible s’établit à 10 000 / 200 000 = 5 %.

Or, un rendement de 5 % est actuellement difficilement atteignable à partir de supports peu risqués. En conséquence, il est impossible d’obtenir les revenus complémentaires souhaités (10 000 euros par an) sans épuiser progressivement le capital.

Par ailleurs, si l’option d’une consommation progressive du capital est possible, elle paraît risquée. La vigilance s’impose donc, et une transformation en rente viagère ne peut être exclue à brève échéance si le rendement du capital se révèle trop faible.


 

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