Préparer sa retraite avec une assurance vie

L’évolution du système de retraites français, caractérisée par d’incessantes réformes, incite à épargner pour se constituer un complément de retraite. Les placements financiers, parce qu’ils permettent de calibrer le rendement et le risque en fonction des caractéristiques de chacun, ne sont pas à négliger. Quant à l’enveloppe à retenir, l’assurance vie est sans concurrent.

 

Pourquoi préparer sa retraite ? Pour compenser une perte de revenus significatives

La perte de revenus subie au moment de la retraite est la seule et unique raison pour laquelle vous devez préparer votre retraite. Si vos revenus restaient identiques à la retraite, vous n’auriez pas besoin de vous en préoccuper outre mesure.

C’est parce que vos revenus diminueront et que votre niveau de vie risque également de baisser que vous devez anticiper et vous y préparer.

Préparer sa retraite, ça veut dire quoi ?

Préparer sa retraite, c’est amortir l’impact de votre retraite sur vos revenus en épargnant une fraction de vos revenus actuels pour les dépenser lorsque vous serez à la retraite. Vous acceptez de réduire votre niveau de vie actuel pour augmenter votre niveau de vie futur.

Vous ne préparez pas votre retraite : votre niveau de vie chute au moment de votre retraite. L’ampleur de la chute dépendra de votre profil de carrière et de votre statut (salarié/non salarié, public/privé…)

 

 

Vous préparez votre retraite : l’épargne accumulée avant votre retraite est utilisée (ainsi que les intérêts et revenus qu’elle procure) pour amortir la baisse de vos revenus.

Peut-être pensez-vous que vous n’avez pas besoin de préparer votre retraite car vos charges se réduiront :

  • vous n’aurez plus d’enfants à entretenir,
  • vous n’aurez plus de crédits à rembourser,
  • vous pourrez vendre votre résidence principale et vous installer ailleurs,

Certes.

N’oubliez cependant pas que vous disposerez de beaucoup de temps libre à la retraite. Si vous voulez en profiter pour réaliser tous vos projets, vous devrez disposer des moyens correspondants.

Peut-être aussi n’avez-vous qu’une vague idée de la baisse de vos Revenus lorsque vous serez à la retraite.

Sachez que Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) réalise chaque année des analyses et projections sur l’avenir du système de retraite. Le rapport de juin 2017 nous apprend ainsi que le montant brut moyen de la pension de droit direct atteint 1 380 euros. Cette pension est la plus élevée pour les fonctionnaires civils de l’État et les professions libérales, la plus faible pour les commerçants et les artisans.

Bien sûr, ce ne sont que des moyennes mais elles permettent un premier aperçu du niveau des pensions servies. Ce niveau est faible.

 
Montant mensuel brut moyen de la pension de droit direct en 2015 (en euros)
Monopensionnés Polypensionnés
Anciens salariés 1 350 1 600
Salariés du régime général 1 220 1 390
Fonctionnaires civils d’État 2 280 2 110
Fonctionnaires CNRACL 1 480 1 590
Anciens non salariés 730 1 130
Professions libérales 1 920 2 370
Commerçants 500 1 120
Artisans 710 1 300
Tous retraités 1 320 1 500
Note : Pour les retraités polypensionnés, le régime indiqué correspond au régime principal.
Champ : ensemble des retraités de droit direct résidant en France ou à l’étranger.
Les montants des pensions de droit direct sont calculés y compris majorations pour enfant.
source  DREES, rapport du COR de juin 2017.
 

Le COR réalise également des projections de taux de remplacement (rapport de la pension de retraite au salaire. un taux de remplacement de 50 % signifie que la pension de retraite représente 50 % du salaire) qui montrent que celui-ci pourrait chuter fortement à l’avenir sous l’effet des différentes réformes qui se sont succédé depuis près de 30 ans. Ainsi,

 

« Pour le cas type de non-cadre du privé, le taux de remplacement sur l’ensemble du cycle de vie diminuerait uniformément au fil des générations, passant de 75,5 % pour la génération 1940 à une valeur comprise entre 55,0 % (scénario 1,8 %) et 68,3 % (scénario 1 %) pour la génération 2000. »

 

Sachant que le taux de remplacement des cadres et des artisans est inférieur à celui des salariés non-cadres, prendrez-vous le risque d’arriver à la retraite sans avoir rien préparé, sans capital à consommer ou sans revenus complémentaires ? Prendrez-vous le risque d’une perte de près de la moitié de votre pouvoir d’achat ?

Par ailleurs, de nombreuses réformes des retraites se sont succédé au cours des dernières décennies et d’autres sont encore envisagées. Emmanuel Macron prévoyait ainsi dans son programme électoral d’uniformiser les règles de calcul des pensions (suppression des régimes spéciaux et harmonisation public/privé).

Or, toutes les réformes ont eu pour conséquence d’allonger la durée de cotisation et/ou de réduire le montant des pensions. Il se pourrait donc que votre pension soit encore moins élevée que prévu si d’autres réformes étaient mises en oeuvre.

Compte tenu de ces éléments, il est impératif que vous prépariez votre retraite. Bien entendu, plus vous commencerez tôt, mieux ce sera car vous pourrez profiter au maximum du mécanisme des intérêts composés (les intérêts que vous accumulez produisent eux aussi des intérêts). Sachez que plus vous attendrez, plus l’effort sera important.

 
Quel effort mensuel d’épargne (en euros) pour obtenir un capital de 200 000 euros ?
Rendement (ligne) et durée (colonne) de l’épargne 10 ans 15 ans 20 ans 30 ans
1 % 1 585 1 030 753 477
3 % 1 431 881 609 343
6 % 1 220 688 432 199
 

Comme le montre le tableau, il est illusoire de vouloir préparer sa retraite avec une épargne sans risque rémunérée aux alentours de 1 %), même si vous disposez d’un horizon temporel conséquent.

Vous l’aurez compris, si vous voulez bien préparer votre retraite tout en conservant un niveau de vie correct, vous devez commencer tôt et accepter une dose de risque dans vos placements. Si vous refusez de prendre des risques, vous devrez vous contenter d’un complément de retraite médiocre et d’autant plus faible que votre durée de placement aura été courte.

La période où il était possible d’obtenir un rendement relativement élevé sans prendre de risque en investissant sur les fonds en euros des contrats d’assurance vie est révolue. Le rendement des fonds en euros s’est effondré et la prise de risque (mesurée et cohérente avec votre profil de risque) est devenue le seul moyen d’obtenir un rendement correct.

Rendement des fonds en euros et taux d’intérêt

 

Pourquoi préparer sa retraite avec une assurance vie ?

Nous nous caractérisons tous par une sensibilité au risque différente qui dépend de plusieurs facteurs tels que notre degré d’éducation financière, notre horizon de placement, ou nos objectifs.

Lorsque nous investissons, il est important que nos placements soient cohérents avec cette sensibilité au risque. Ainsi, des placements trop risqués ne conviendront pas à des épargnants prudents tandis que les placements les plus sécuritaires ne seront pas appropriés à des investisseurs prêts à prendre des risques.

Or, les placements financiers sont tellement divers qu’ils peuvent être combinés pour obtenir un portefeuille cohérent avec sa sensibilité au risque. Mais où les loger ? Dans une assurance vie, bien sûr. Voici pourquoi.

 

Une grande souplesse d’utilisation

Les versements peuvent être ajustés librement au sein d’un contrat d’assurance vie. Ainsi, si vous souhaitez modifier le montant de vos versements, il vous suffit de le signaler à l’assureur de votre contrat. Vous pouvez même passer à des versements trimestriels ou annuels.

Par ailleurs, les fonds versés sur un contrat d’assurance vie sont disponibles à tout moment. Vous pouvez récupérer tout ou partie des fonds qui se trouvent sur votre contrat d’assurance vie quand vous le souhaitez. Ce n’est en revanche pas le cas des PERP et PEA (tout retrait dans les 8 premières années entraîne la fermeture du plan).

 

Une fiscalité plutôt clémente

Outre sa souplesse d’utilisation, l’assurance vie bénéficie d’une fiscalité plutôt clémente, même en tenant compte de la flat tax contenue dans le Projet de Loi de finances pour 2018. Il est ainsi possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire (au lieu d’une imposition sur le revenu) qui réduit significativement l’imposition des contribuables dont la tranche marginale d’imposition atteint ou dépasse 30 %.

À partir de 2018, pour les versements effectués jusqu’au 27 septembre 2017, les intérêts générés resteront imposés à l’impôt sur le revenu ou à un taux forfaitaire dépendant de l’âge du contrat : 35 % pour les contrats de moins de 4 ans, 15 % pour les contrats entre 4 et 8 ans, 7,5 % pour les contrats de plus de 8 ans. À cette imposition s’ajouteront des prélèvements sociaux portés à 17,2 % (15,5 % + 1,7 %).

À partir de 2018, pour les versements effectués à partir du 27 septembre 2017, le prélèvement forfaitaire est unifié à 12,8 % pour les contrats de moins de 8 ans (12,8 % + 17,2 % = 30 %). En cas d’option pour ce prélèvement, la taxation des gains atteint donc 30 % contre 42,2 % ou 32,2 % pour les versements effectués avant le 27 septembre 2017.

Pour les contrats de plus de 8 ans dont les primes versées nettes des retraits sont inférieures à 150 000 euros, le prélèvement forfaitaire reste fixé à 7,5 %. Les primes supérieures à 150 000 euros sont quant à elles soumise au taux forfaitaire de 12,8 %.

Les contrats d’assurance vie possèdent donc des avantages significatifs par rapport aux autres solutions d’épargne financières destinées à préparer sa retraite, PEA et PERP notamment.

L’avantage est plus limité par rapport à un compte titres depuis la mise en place du prélèvement forfaitaire unique de 30 % mais il reste réel. L’assurance vie permet de capitaliser ses plus-values sans imposition tant que les fonds ne sont pas retirés alors que ces plus-values sont imposées l’année où elles sont réalisées au sein d’un compte titres. Par ailleurs, l’assurance vie offre des avantages importants en termes de transmission. Enfin, aucun fonds en euros n’est disponible au sein des comptes titres.

 

Quelle enveloppe pour préparer sa retraite ?

Avec prise en compte de la hausse des prélèvements sociaux au 1er janvier 2018 et du prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus des capitaux mobiliers.

 
Assurance vie PERP PEA Compte titres
Fiscalité des gains (plus values) – IRPP Lors des retraits, prélèvement forfaitaire unique de 12,8 %
Pour les versements effectués avant le 27 septembre 2017 sur les contrats de plus de 8 ans (dans la limite de 150 000 euros), maintien du prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 %
Les sommes versées sur un PERP sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur le revenu (dans la limite d’un plafond global)
La rente versée au dénouement du PERP est soumise à l’impôt sur le revenu, tout comme le capital qui peut être versé (un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 % est néanmoins possible sous conditions)
Lors des retraits : 22,5 % avant deux ans, 19 % entre 2 et 5 ans, exonération après 5 ans Imposition l’année de la cession, prélèvement forfaitaire unique de 12,8 %
Fiscalité des gains – prélèvements sociaux 17,2 % 17,2 % 9,1 %, prélèvements sociaux applicables aux rentes viagères à titre gratuit 17,2 %
Supports éligibles Fonds en euros, OPC, SCPI, trackers (fonds indiciels) Fonds en euros, OPC, SCPI, trackers (fonds indiciels) Actions françaises ou européennes, OPC en actions française ou européennes éligibles Tous les titres (sauf fonds en euros)
Disponibilité À tout moment, sans conséquences L’épargne versée est bloquée jusqu’à l’âge de la retraite
Sortie en rente viagère (sortie partielle en capital possible)
Tout retrait avant 8 ans entraîne la clôture du PEA

Tout retrait après 8 ans entraîne l’impossibilité de tout nouveau versement
À tout moment, sans cosnéquences
Montant maximum Aucun plafonnement Aucun plafonnement (il existe néanmoins un plafonnement des cotisations déductibles) Versements plafonnés à 150 000 euros Aucun plafonnement
Possibilité d’avoir plusieurs contrats/comptes Oui Oui Non. Un seul PEA par personne Oui
Transfert possible dans un autre établissement Non Oui Oui Oui
Fiscalité en cas de décès du souscripteur Exonération des droits de succession selon les dispositions légales pour les primes versées avant 70 ans

Abattement de 152 500 euros puis prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 euros et 31,25 % au-delà

Pour les primes versées après 70 ans, droit de succession sur la fraction des primes excédant 30 500 euros
Rente viagère au bénéficiaires désignés si le décès intervient avant la retraite
Pension de réversion possible (option lors de la souscription) lorsque le décès intervient à la retraite
Entraîne la clôture du PEA et le paiement des prélèvements sociaux

Droits de succession sur la valeur des titres au jour du décès
Droits de succession sur la valeur des titres au jour du décès
 

Préparer sa retraite avec une assurance vie

L’assurance vie est assurément une excellente solution pour préparer sa retraite. Maintenant que vous en êtes convaincu, comment bien préparer sa retraite avec une assurance-vie ?

Après avoir défini votre profil de risque, vous devez construire un portefeuille dont le rendement et la volatilité attendus sont cohérents avec ce profil. Vous y parviendrez en diversifiant vos supports par type (actions, obligations, fonds flexibles, ETF, SCPI, fonds en euros, etc.) par grandes zones géographiques (Europe, États-Unis, Japon, etc.). En plus de cette diversification, un investissement régulier est également conseillé car il permet de lisser le prix d’acquisition.

Votre première étape consiste donc à évaluer votre profil de risque et d’obtenir une allocation d’actifs correspondante et « générique », par zones et par type de support.

Dans un second temps, vous devez sélectionner au sein de votre contrat d’assurance vie des titres pour chacun des supports. Si vous avez prévu des versements réguliers, vous devez aussi appliquer la structure de votre portefeuille à vos versements.

Et ensuite ?

Ensuite débute la phase que de nombreux épargnants négligent et qui les conduira à conclure que « Les unités de compte, c’est trop risqué » lorsqu’ils auront subi de plein fouet la prochaine crise financière. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, si vous épargnez sur une durée supérieure à 10 ans, il y a de grandes chances que vous connaissiez au moins une crise financière majeure.

Cette phase essentielle, c’est le suivi de votre portefeuille. Il ne suffit pas d’investir régulièrement selon votre profil pour que votre épargne progresse et vous permette d’atteindre vos objectifs. C’est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant. Vous devez suivre votre portefeuille.

Pourquoi devez-vous suivre (ou faire suivre) votre portefeuille ?

  • Votre portefeuille doit correspondre à votre profil de risque. Comme ce profil évolue, vous devez donc ajuster votre portefeuille en conséquence. Ainsi par exemple, lorsque le terme de votre horizon de placement sera proche, vous devrez commencer à désensibiliser votre portefeuille et basculer vos supports risqués vers des supports sans risque. Pourquoi ? Parce qu’en cas de forte baisse de vos supports risqués, vous n’auriez pas le temps de rattraper cette baisse. Il serait dommage que votre capital patiemment accumulé se retrouve amputé significativement au moment où vous en avez besoin.
  • Vous devez suivre votre portefeuille parce que les évolutions des différents supports modifient sa structure. Ainsi si vos supports les plus volatils progressent fortement comparativement aux autres composantes de votre portefeuille, alors leur poids s’accroît et votre portefeuille devient plus risqué. Il est donc nécessaire de revenir régulièrement à votre allocation cible, celle qui correspond à votre profil
  • Il est important de suivre votre portefeuille car les marchés financiers sont imprévisibles. En cas de crise, un suivi régulier n’empêchera pas forcément votre portefeuille d’être impacté mais il en atténuera les conséquences. Les marchés financiers ne se contentent pas de fluctuer autour d’une tendance de long terme. Ils connaissent des mouvements heurtés et parfois violents. La vigilance s’impose donc pour éviter que votre épargne ne soit emportée par une chute violente.
  • Enfin, votre portefeuille peut être suivi pour des considérations tactiques et profiter des opportunités de marché. Ainsi au sein d »une même classe d’actifs, certains supports peuvent se révéler meilleurs que d’autres. Des arbitrages judicieux peuvent alors vous permettre un surcroît de performance.

La gestion de votre contrat d’assurance vie ne saurait donc se limiter à adopter une allocation correspondant à votre profil de risque et à alimenter régulièrement votre contrat en conséquence. Des rééquilibrages réguliers doivent être effectués, de même que des arbitrages en fonction des opportunités et des menaces. Rien de plus facile que de faire progresser son portefeuille dans un environnement porteur. Il est revanche plus compliqué de limiter ses pertes en période de crise. C’est pourtant là que se décidera votre performance.

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