Comment faire une bonne allocation d’actifs ?

par Invité | Allocation d'actifs

Jan 10

L’allocation d’actifs est un enjeu crucial en gestion de patrimoine.

Car bien gérer son argent, c’est avant tout répartir correctement ses investissements, pour obtenir une allocation en phase avec son profil investisseur et ses objectifs.

Pour vous aider à réussir votre allocation, Matthieu Jeannot, fondateur du site d’éducation financière Argent Conseil vous explique les principes de base de l’allocation d’actifs. Et vous donne des exemples pour chaque profil investisseur.

Qui est Matthieu Jeannot ?

Petite présentation rapide pour commencer : Matthieu Jeannot est le fondateur d’Argent Conseil. Il est diplômé d’un master de finance et a été conseiller bancaire et CGP (Conseiller en gestion de patrimoine). Il est également certifié par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Il démocratise aujourd’hui l’investissement et la gestion de ses finances personnelles sur son site ainsi que ses réseaux sociaux (Linkedin et instagram principalement).

Définition de l’allocation d’actifs

L’allocation d’actifs est la stratégie qui consiste à répartir votre capital entre différentes classes d’actifs (actions, obligations, immobilier, private equity…).

Pour résumé simplement, c’est l’art de bien répartir ses investissements, afin de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. L’objectif est de construire un portefeuille où les actifs réagissent différemment entre eux. Par exemple, quand les actions baissent, les obligations ou l’or ont souvent tendance à monter, et servent ainsi de bouclier.

Les principes de bases à respecter pour bien répartir ses investissements

Pour réussir votre allocation, il ne suffit pas de choisir une répartition au hasard. Vous devez respecter trois piliers fondamentaux :

  • La diversification et la corrélation négative : ne vous contentez pas de multiplier les lignes. L’idéal est de combiner des actifs qui évoluent inversement. C’est généralement le cas des actions et des obligations. Vous pouvez aussi mixer des actions avec de l’immobilier pour réduire la volatilité de votre patrimoine.
  • L’alignement avec votre horizon de placement : plus votre projet est lointain (retraite dans 20 ans), plus vous pouvez vous permettre d’allouer une part importante aux actifs risqués mais performants (actions). Pour un projet à 2 ans, privilégiez la sécurité (fonds euro, monétaire).
  • Le rééquilibrage périodique : c’est le secret des professionnels. Si vos actions performent trop, elles finissent par prendre une place démesurée dans votre portefeuille, ce qui augmente mathématiquement votre risque. Vendre une partie de vos gains pour racheter les actifs qui ont baissé permet de « vendre haut et acheter bas » de manière systématique, sans biais émotionnels.

Exemples pour chaque profil investisseur

Chaque investisseur est unique, mais on retrouve généralement quatre grands profils de risque :

Profil Composition Type (Indicative) Objectif
Prudent 70 % Fonds Euro/Monétaire, 20 % Obligations, 10 % Actions Préserver le capital et battre l’inflation.
Équilibré 50 % Actions (ETF Monde), 30 % Obligations, 20 % Immobilier (SCPI) Chercher la croissance avec une volatilité modérée.
Dynamique 60 % Actions, 30 % Immobilier (SCPI), 10 % Private Equity Chercher la performance, tout en maitrisant le risque.
Offensif 70 % Actions, 20 % Private Equity, 10 % Actifs Alternatifs (Crypto/Or) Maximiser la performance à long terme, en acceptant les fortes baisses.

Note : Il ne s’agit pas de conseil en investissement. Ces exemples doivent être adaptées selon vos objectifs, votre niveau de connaissances financières et votre tolérance au risque.

Conclusion

Faire une bonne allocation d’actifs, c’est avant tout trouver le bon dosage entre rendement potentiel et niveau de risque adapté à votre profil. Il n’existe pas de portefeuille parfait ! Chacun doit trouver la stratégie qui lui convient.

N’oubliez pas que l’allocation d’actifs n’est pas figée dans le temps. Elle doit évoluer avec vous : on prend généralement moins de risques à 60 ans qu’à 25 ans.

En revanche, évitez de changer d’allocation tous les 3 mois ! Une fois votre stratégie en place, vous ne devez la faire évoluer que si votre profil de risque ou vos objectifs changent.

Cet article a été rédigé par Matthieu Jeannot, fondateur d’Argent Conseil.

Il ne s’agit pas de conseil en investissement. Investir comporte des risques. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.