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Test : Quelle est votre sensibilité au risque ?

Finances personnelles

Mar 06

Nous ne réagissons pas tous de la même manière face au risque. Or, tous les placements en comportent. Il est donc essentiel que vous connaissiez votre degré de tolérance au risque si vous envisagez d’investir ou d’épargner.

 

Pourquoi devez-vous connaître votre sensibilité au risque ?

Lorsque vous choisissez un placement, il est impératif que celui-ci soit cohérent avec votre horizon de placement, vos objectifs et votre sensibilité au risque.

  • Votre horizon de placement : vous ne choisirez pas les mêmes placements selon que votre horizon est de 2, 5, ou 20 ans. S’il n’est pas pertinent d’investir sur des placements risqués à court terme (actions, immobilier), il ne l’est pas non plus d’investir sur des placements sans risque à long terme. Alors que vous risquez une perte en capital sévère dans le premier cas, vous vous privez d’un surcroît de rendement dans le second. Or sur un horizon de placement long, un écart de rendement limité peut avoir des conséquences importantes.
  • Ainsi par exemple, alors qu’une épargne de 200 euros par mois rémunérée à 2 % pendant 15 ans permettra d’accumuler un capital de 42 000 euros, ce capital dépassera 60 000 euros s’il est de 7 % (source : les 4 fantastiques, simulateurs d’épargne du cabinet arnaud Sylvain).

  • Vos objectifs : Vous ne retiendrez pas le même placement selon que vous souhaitez investir pour vous générer des revenus complémentaires à la retraite ou épargner pour financer les études de ses enfants. Alors qu’un investissement immobilier permet de satisfaire le premier objectif, il a peu de sens pour le second. Il en est de même pour l’assurance décès vie entière, adaptée au financement des études de vos enfants mais inutile pour préparer votre retraite.
  • Votre sensibilité au risque : Nous ne considérons pas tous le risque de la même façon. Danger pour certains, il est une opportunité pour d’autres. Si le risque de perte d’une partie du capital engagé est intolérable pour les personnes les plus averses au risque, elle est une contrepartie acceptable d’un surcroît de rendement pour les autres. En conséquence, il est indispensable de mesurer l’aversion au risque pour définir l’univers des placements possibles.

Pourquoi un test alors qu’il en existe déjà de nombreux autres ?

Les compagnies d’assurance et les banques procèdent souvent à une évaluation de la sensibilité au risque lors de la souscription d’un produit. Cependant, dans une étude menée en 2011-2012, l’autorité des Marchés Financiers a souligné que ces questionnaires restaient largement insuffisants. Les conseillers en gestion de patrimoine (conseillers financiers indépendants) disposent quant à eux d’outils leur permettant d’évaluer précisément l’aversion au risque. Difficile néanmoins de les solliciter pour un simple profil de risque. En conséquence, il a paru utile de vous proposer un questionnaire vous permettant d’estimer votre degré d’aversion au risque.

Attention ! Si ce test permet d’évaluer votre aversion au risque, il ne saurait constituer une quelconque recommandation de placement de la part du cabinet arnaud Sylvain.

Ce questionnaire est-il fiable ?

Ce questionnaire est issu de travaux académiques de J. E. Grable et R. H. Lyton publiés en 1999 (Pdf). Une étude publiée en 2015 (Pdf) confirme la pertinence de ce questionnaire et sa validité. La version française de ce questionnaire est disponible sur le site de l’Institut Québécois de Planification Financière.

Tolérance au risque : faites le test

Le test définit une échelle de tolérance au risque :

  • faible (profil « prudent »)
  • en dessous de la moyenne (« modéré »)
  • moyenne (« équilibré »)
  • au-dessus de la moyenne (« dynamique »)
  • élevée (profil « audacieux »)

Les placements les plus sécuritaires seront recommandés pour ceux qui affichent la tolérance la plus faible, tandis que les produits spéculatifs seront à réserver à ceux dont la tolérance est la plus élevée.

Ainsi par exemple, la part d’unités de compte dans un contrat d’assurance-vie ne saurait excéder 30 % lorsque la tolérance au risque est faible. En revanche, elle peut atteindre 70 % pour les profils les plus tolérants au risque.

De même, investir dans l’immobilier dans l’espoir d’encaisser une plus-value à la revente relativement rapidement (dès la fin de votre avantage fiscal Pinel ;-)) nécessite une tolérance au risque élevée. Il s’agit en effet d’une approche spéculative de l’immobilier reposant sur la revente du bien. En revanche, un individu avec une tolérance modérée pourra investir dans l’immobilier pour générer des revenus complémentaires.