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Assurance-vie (1/2) : pourquoi ?

Assurance-vie

Mai 31

Pourquoi une assurance vie ?

L’assurance-vie est souvent qualifié de placement préféré des Français. Mais qu’est-ce qu’un contrat d’assurance-vie et pourquoi en souscrire un ?

Assurance-vie : qu’est-ce que c’est ?

Un contrat passé entre un souscripteur et un assureur : l’assureur s’engage à verser un capital ou une rente au souscripteur en échange des primes que ce dernier aura versées. Si le souscripteur décède, le capital sera transmis aux bénéficiaires désignés dans le contrat.

Le contrat d’assurance vie permet donc de poursuivre deux objectifs :

  • La constitution d’une épargne de long terme via le versement de primes
  • La transmission d’un capital : le décès du souscripteur déclenche la transmission du capital aux bénéficiaires.

Mais pourquoi choisir un contrat d’assurance-vie pour se constituer un capital ou le transmettre ? Pour des raisons fiscales, bien sûr. Mais aussi pour retrouver de la souplesse dans l’organisation der sa succession puisque les sommes placées sur un contrat peuvent être transmises à la personne de son choix.

Une assurance-vie pour se constituer un capital

L’assurance vie est un outil particulièrement attractif et pertinent lorsqu’il s’agit de se constituer un capital à long terme.

  • L’assurance-vie permet d’investir sur un fonds en euros (couple rendement-risque faible) ou sur des support exprimés en Unités de Compte (UC) plus rémunérateurs mais plus risqués. Grâce à la variété des supports disponibles, le souscripteur pourra investir conformément à son profil de risque et à son horizon de placement.
  • L’avantage du contrat d’assurance vie réside aussi dans la fiscalité des produits (plus-values et intérêts). Si les prélèvements sociaux (15,5%) s’appliquent annuellement, les produits ne sont soumis à imposition qu’en cas de retrait partiel ou total. Par ailleurs, la fiscalité applicable dépend de la durée du contrat : En cas de rachat, les produits réalisés sont imposables au barème progressif de l’IR ou au prélèvement forfaitaire libératoire. Dans ce cas, le taux forfaitaire est de 35 % si le contrat à moins de 4 ans, 15 % s’il a entre 4 et 8 ans, 7,5 % s’il a plus de 8 ans (auquel s’ajoute dans ce dernier cas un abattement de 4 600 euros pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple).
  • Par ailleurs, les sommes investies ne sont pas bloquées. Un rachat (retrait) partiel ou total peut être effectué à tout moment. De plus, un rachat partiel n’entraîne pas la fermeture du contrat.

Une assurance-vie pour transmettre un capital

L’assurance vie est un puissant outil de transmission du capital :

  • Les sommes versées sur un contrat ne font pas partie de la succession. Elles peuvent donc être librement transmises et échapper aux règles de la réserve héréditaire. L’assurance vie permet de transmettre les sommes placées sur le contrat à la personne de son choix via la clause bénéficiaire.
  • La fiscalité applicable est sensiblement inférieure à celle des droits de succession. Pour les versements effectués avant les 70 ans de l’assuré, le capital décès est transmis hors fiscalité jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire (tous contrats confondus souscrits par un même assuré au profit d’un même bénéficiaire). Au-delà de ce montant, le capital décès supporte une taxation de 20% (25% au-delà de 902 883 euros). Pour les versements effectués à compter des 70 ans de l’assuré, les droits de succession ne sont dus que pour la fraction des primes versées excédant 30 500 euros (tous contrats confondus souscrits par un même assuré quel que soit le nombre de bénéficiaires). Les intérêts des versements effectués ne sont pas soumis aux droits de succession.

A suivre : 5 critères pour choisir une assurance-vie